15 : La Robe de Clarisse

Jour après jour, Manon et moi travaillons sur la robe magnifique de Clarisse. Nous portons beaucoup d’attention à tous les détails.

Quand une couture est décousue, les perles tombent. Une petite boite en forme de cœur recueille les perles, qui seront recousues, une à une, sur la robe.

Nous commençons par l’élargissement des cuisses. Travail très délicat, car le satin s’effiloche et nous n’avons pas beaucoup de tissu. Mais nous réussissons à réaliser deux coutures propres et solides. Des perles sont recousues à l’endroit de l’élargissement car le tissu est un peu marqué par les anciennes piqûres. Et hop ! Tout est caché comme neuf !

Nous reprenons les pinces de devant. Dentelle décousue. Perles récoltées. Report de la pince sur l’envers de la robe. Bâti pour préparer la couture. Transport de la machine à coudre sur la table de coupe (cela évite de bouger la robe et de la salir). Piqûre à la machine sur la table de coupe tout en restant debout (je vous expliquerai après comment nous avons procédé !). Et voilà, les pinces de devant réalisées. Il ne me reste plus qu’à recoudre la dentelle et les perles…

Pour ne pas salir la robe, je propose à Manon de poser la machine à coudre sur la table de coupe Skarsta (https://www.ikea.com/). C’est en fait un bureau réglable en hauteur. Cela permet de travailler sans se pencher. Un vrai plaisir et un confort indéniable.

Manon me regarde avec des yeux ronds : « Mais comment je vais coudre ! Je dois être assise pour atteindre la pédale ! ». Tadam… La machine cout sans pédale (https://www.nosmachinesacoudre.fr/machines-a-coudre-electroniques/60-janome-8077-jeans-stretch.html) ! Donc posée à hauteur sur la table de coupe, aucun problème ! Manon réalise les coutures et le résultat est impeccable.

Reste le décolleté… Confrontée à un vrai problème technique, plusieurs solutions sont envisagées.

Nous décidons de couper les deux épaisseurs de tulle à un centimètre de notre fil de bâti, qui matérialise l’encolure finie. Un rempli au fil de bâti est réalisé sur les deux épaisseurs de tulle. Puis un nouveau fil de bâti tient les deux tulles pour former l’encolure. Nous sommes noyées sous les fils de bâti !…

Voilà, demain, Clarisse vient pour son deuxième essayage. J’ai hâte de voir son visage quand elle sortira de la cabine d’essayage.

Clarisse est impatiente de porter sa robe retouchée. Elle passe dans la cabine et nous attendons, impatiente de voir le résultat et un peu anxieuse de savoir si ce que nous avons fait à la robe, conviendra à Clarisse…

Elle est ravie ! rayonnante ! heureuse ! Ouf ! Manon et moi sommes soulagées. Non pas que nous doutions de notre travail, mais la cliente peut ne pas aimer ce que nous avons fait.

Restent deux points à terminer : l’encolure et les côtés au niveau de la poitrine.

J’avais demandé à Clarisse de venir avec le soutien-gorge qu’elle porterait le jour du mariage. Fous rires entre femmes, car nous parlons frou-frou, taille de bonnet, grosseur de seins… Bref, de la malice dans nos propos et de la bonne humeur partagée !

Voilà encore quelques épingles pour tracer les retouches sur les côtés. Nous validons la manière dont nous envisageons de terminer l’encolure. Clarisse est d’accord.

Reparties pour des heures de travail délicat et minutieux, nous finalisons l’encolure, replaçons des perles, retouchons les coutures de côtés et voilà, après des heures de concentration et d’attention toute particulière, cette robe est enfin terminée !

Que de joie pour Manon et moi d’avoir mené à bien ce projet ! Que de satisfaction que de voir Clarisse souriante et épanouie dans cette robe, qui au départ, ne lui plaisait qu’à moitié !

Je suis contente de rendre heureuse mes clients ! Cela me remplit d’un bien-être si important à mes yeux.

Je souhaite pouvoir encore partager ces moments avec une autre mariée ou une autre femme désireuse de se faire belle pour une occasion particulière…